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L’usine en mode clean label : les enseignements de Meet’in Agro 2019

By 30 octobre 2019 No Comments

Sous l’effet accélérateur des applis de notation, un mouvement de fond d’amélioration des recettes est engagé. Quelles alternatives aux additifs ? Comment améliorer les profils nutritionnels ? Dans quel cadre réglementaire ? De nombreux éléments de réponse ont été donnés le 9 octobre à Paris, lors de la seconde édition de Meet’in Agro – Les Rencontres de l’Agroalimentaire, placée sous le thème de l’usine en mode clean label.

Le salon d’honneur du Palais Brongniart a fait le plein le 9 octobre dernier. Preuve que le clean label est au centre des préoccupations, plus de 160 professionnels ont participé à la seconde édition de Meet’in Agro, un événement co-organisé par Process Alimentaire et le CFIA, avec pour partenaires André Bazin, Essor Agro et Kersia.

L’impact de Yuka

Plus intransigeants que jamais, les consommateurs ne veulent plus de compromis et aspirent à des produits alimentaires les plus « cleans » possibles avec, en premier lieu, des listes d’ingrédients courtes et compréhensibles. Armés de leurs smartphones, ils scannent les packs et n’hésitent pas à bannir du caddie les produits mal notés. Selon l’étude de l’appli Yuka, 95 % de ses 13 millions d’utilisateurs ont arrêté d’acheter des produits contenant des additifs controversés et 51 % d’entre eux écartent entre 4 et 9 produits.

Isabelle Kaiffer, directrice Consumer & Shopper Insights de Nielsen, a présenté la multitude d’initiatives des fabricants et distributeurs pour répondre à cette attente de fond. Et leurs fortunes diverses dans les linéaires. Elle a pointé le risque de confusion en s’appuyant sur l’exemple du jambon 4 tranches en supermarché. « 30 références de jambons spécifiques, c’est trop ! L’enjeu est d’assainir les produits en le faisant savoir via un label clair », analyse-t-elle. En la matière, le local apparaît comme la garantie la plus puissante aux yeux des consommateurs.

Des solutions et des mises en garde

La nutritionniste Béatrice de Reynal , CEO de Nutrimarketing. Puis Géraldine Gourlaouen, responsable du pôle R&D et conseil de Foodinnov, ont détaillé les pistes possibles pour alléger les listes d’ingrédients : des colouring foodstuffs aux nouvelles technologies comme les hautes pressions ou les micro-ondes. En veillant à adresser des mises en garde. Car les autorités de contrôle veillent au grain. Mélanie Le Plaine-Mileur (Synpa, ingrédients de spécialité) a mis en exergue la décision d‘interprétation des Etats membres de l’Union européenne en date de septembre 2018 : tous les extraits de plantes riches en constituants (ou précurseurs) capables d’exercer une fonction technologique doivent relever de la réglementation additifs. De son côté, Cécile Pinel (SNIAA, arômes) a rappelé la réglementation relative aux arômes naturels et fait le point sur les dernières évolutions liées au nouveau règlement bio. Une fois ce cadre réglementaire pris en compte, Meet’in Agro a permis de constater combien répondre à la pluralité des attentes clean label demande de revoir ses méthodes de fabrication et de formulation. « C’est 50 ans de R&D à refaire », a conclu Géraldine Gourlaouen.

 

Par Process Alimentaire

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Crédit photo : Process Alimentaire

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